Colloques

13 au 17 mai 2019 - Matérialité, esthétique et histoire des techniques : la collection François Lemai comme laboratoire, Université Laval (Québec)

Le colloque international Matérialité, esthétique et histoire des techniques : la collection François Lemai comme laboratoire, a permis à des spécialistes de plusieurs disciplines de se rassembler à l’Université Laval du 13 au 17 mai 2019 afin de penser collectivement une problématique trop peu souvent abordée dans les études cinématographiques, celle de la place des objets et des appareils techniques dans l’écriture de l’histoire des médias. Il s’agissait du premier colloque international sur le cinéma à avoir lieu dans la ville de Québec depuis celui de Domitor en 1990. L’événement s’est voulu un lieu de rencontre de représentants de champs disciplinaires évoluant habituellement dans des sphères distinctes : chercheurs, techniciens, collectionneurs, cinéastes et archivistes.

L’objectif principal du colloque était de saisir les problématiques nouvelles qui surgissent d’un contact direct avec les objets et les machines, en particulier lors des deux premiers jours (les 13 et 14 mai), alors que les conférenciers ont été conviés à un laboratoire avec les objets mêmes de leur recherche. Ainsi, ont été creusées un ensemble de questions épistémologiques et historiographiques sur le rôle des techniques et des technologies dans l’écriture de l’histoire. Le parti pris de ce colloque consistait à affirmer que, non seulement les appareils n’ont jamais cessé de se transformer tout au long de l’histoire du cinéma, mais qu’un examen attentif et appliqué des appareils permet de renouveler un ensemble d’idées reçues sur l’articulation de l’esthétique et de la technique. Nous pensons que le vaste ensemble formé par la collection François Lemai, logée aux Collections de l’Université Laval, constitue potentiellement un apport formidable pour la compréhension d’aspects restés jusqu’ici méconnus de l’histoire des techniques, de même que de celle des formes, des théories et des enjeux généraux de la culture cinématographique. Fruit d’une trentaine d’années de collecte sur plusieurs continents, cette collection est sans conteste la plus importante du genre au Canada. Ce colloque cherchera, au fil de ces cinq journées de conférence, de démonstrations, de spectacles et de projections, à célébrer cette imposante collection en montrant comment elle peut servir, activement, à la réflexion des chercheurs, des théoriciens, des historiens, des archivistes, mais aussi des cinéastes et des muséologues. La mise en commun de ces différentes approches des objets et des savoirs, au sein d’un même « laboratoire » qui fit la part belle à l’expérimentation, aux tâtonnements et aux découvertes spectaculaires, constitue, sans conteste, l’aspect le plus original et innovateur de cet événement d’envergure.

19 au 20 novembre 2017 - Cinéma et Portabilité (Montréal)

Il est désormais commun d’utiliser la fonction vidéo de notre téléphone portable afin d’enregistrer en images et en sons un événement qui nous apparaît digne d’intérêt. Ce geste a priori banal, ordinaire et accessible à tous ou presque appartient à une histoire médiatique qui, par sa nature transdisciplinaire, peut donner lieu à des approches multiples susceptibles d’en révéler la complexité. Cette histoire est générée à la fois, et sans s’y limiter, par une portativité technique toujours plus accrue des appareils qui engage même ceux-ci vers l’abolition, pour l’instant fantasmée, de leur présence matérielle, et par le désir de l’individu enregistrant d’être toujours au plus près de la réalité, parfois jusqu’à s’y confondre. Le présent colloque avait pour objectif d’interroger cette histoire médiatique et technique à l’aune de ses différentes implications esthétiques, sociales et scientifiques. Il visait ainsi à jeter un nouvel éclairage interdisciplinaire sur le processus de miniaturisation des appareils d’enregistrement audiovisuel et son impact sur la production iconique et acoustique.

4 au 8 juin 2017 - Le cinéma dans l'oeil du collectionneur, Cinémathèque québécoise (Montréal)

L’histoire du cinéma ne se serait pas faite sans l’apport des collectionneurs. Que ce soit par leur travail de collecte pionnier ou par leur défense passionnée de pans oubliés de la production cinématographique mondiale, les collectionneurs ont durablement influencé tant le terrain que les méthodes de l’histoire des images animées. Leur contribution n’en a pas moins longtemps été jetée dans l’ombre des travaux des représentants des institutions universitaires et des archives institutionnelles. L’intérêt nouveau pour les questions relatives aux archives, à l’archéologie des médias et à l’histoire des techniques a toutefois créé une conjoncture propice à une plus grande appréciation du travail des collectionneurs, de même qu’à une discussion des enjeux et défis inhérents à leurs échanges avec les mondes de la recherche, des musées et des archives. Par ailleurs, nombreux sont les cinéastes dont les démarches créatives et les choix esthétiques sont influencés par leur seconde identité de collectionneur.

Du 4 au 8 juin 2017, le colloque Le cinéma dans l’œil du collectionneur réunit des chercheurs universitaires provenant de plusieurs horizons disciplinaires, mais également des collectionneurs chevronnés, des cinéastes, des conservateurs et des archivistes internationaux. Cet évènement a été l’occasion de mieux appréhender l’apport unique des collectionneurs à l’esthétique et à l’histoire du cinéma, ainsi que de réfléchir aux questions d’ordre épistémologique et historiographique liées à la constitution, à la conservation et à l’usage de collections. Au fil de ses cinq journées de conférences, de démonstrations, de spectacles et de projections, le colloque entendait faciliter les échanges entre des milieux ayant bien souvent entretenu des rapports complexes et parfois tendus. Le collectionneur, on le sait, peut déranger : il investit des pans inexplorés de la production cinématographique et force les institutions patrimoniales à sortir de leur zone de confort. Plusieurs regroupements œuvrant dans des domaines précis – Domitor, Orphan Film Symposium, Home Movie Day, Prelinger Archives, entre autres – ont toutefois révélé le très grand potentiel des collaborations entre collectionneurs, archivistes et chercheurs.

Il s’agissait de démontrer que ces collaborations gagneraient à se généraliser au sein de la discipline des études cinématographiques et au-delà.

25 au 28 mars 2015 - Une télévision allumée : les arts dans le noir et blanc du tube cathodique, Cinémathèque québécoise (Montréal)

Ce colloque international a souhaité réunir des spécialistes des études télévisuelles, ainsi que des historiens des médias, afin qu’ils proposent des études de cas sur les productions télévisuelles mythiques ou oubliées, passées à la trappe de l’histoire ou demeurées vivantes dans les pages des commentateurs (voir par l’intermédiaire des incursions que la télévision propose aujourd’hui dans ses propres archives). Ce colloque aux aspirations intermédiales encouragea la rencontre de perspectives multiples et complémentaires (études télévisuelles, études cinématographiques, archéologie des médias, etc.), capables de proposer une réflexion inédite sur ces phénomènes historiques rarement abordés dans le cadre des études sur la télévision.

Dans le cadre de ce colloque, nous nous sommes intéressés à la première époque de la télévision, que nous avons proposé d’identifier ici comme celle du noir et blanc (sachant bien que dans la mesure où la standardisation de la télévision en couleur suit une histoire propre et différente pour chaque service de télévision nationale, les balises temporelles cadrant la période à l’étude dans ce colloque ne sont pas fixes). Cette période d’émergence et d’institutionnalisation, caractérisée par une grande liberté d’expérimentation, orientera les réflexions autour de ce nouveau paradigme culturel qu’était la télévision.

Analyses d’œuvres, de parcours d’auteurs, de discours critiques, de politiques institutionnelles, de contextes technologiques et d’études des publics dans la presse spécialisée, portant sur des productions télévisuelles présentant les arts durant la première époque de la télévision, nous ont occupé durant ces journées de colloque qui se sont annoncées remplies de découvertes !

5 au 10 novembre 2013 - La magie des effets spéciaux. Cinéma - Technologie - Réception, Université de Montréal (Montréal)

Le colloque international La magie des effets spéciaux. Cinéma-Technologie-Réception, dirigé par André Gaudreault (GRAFICS/Université de Montréal), Martin Lefebvre (Université Concordia) et Viva Paci (Université du Québec à Montréal) a proposé du 5 au 10 novembre une centaine de communications présentées par des chercheurs de différents pays, une série de conférences données par des invités prestigieux, ainsi que des tables rondes et des projections. Destiné à souligner le cinquantième anniversaire de la Cinémathèque québécoise, qui a inauguré cette année sa nouvelle exposition permanente sur les effets spéciaux, ce colloque s’annonce comme l’un des plus importants rassemblements de chercheurs jamais organisé au Canada!

Le colloque a été présenté par le GRAFICS (Groupe de recherche sur l’avènement et la formation des institutions cinématographique et scénique) dans le cadre du partenariat international TECHNÈS, qui unit depuis 2012 les efforts de trois groupes de recherche universitaires de l’espace francophone, dont chacun est associé à une cinémathèque et à une école de cinéma : en France, le laboratoire de cinéma de l’équipe « Arts : pratiques et poétiques » de l’Université Rennes 2 (sous la direction de Laurent Le Forestier), la Cinémathèque française et la FÉMIS (École nationale supérieure des métiers de l’image et du son); en Suisse, le groupe « Dispositifs » de l’Université de Lausanne (sous la direction de Maria Tortajada), la Cinémathèque suisse et l’École cantonale d’art de Lausanne; au Canada, le GRAFICS de l’Université de Montréal (sous la direction d’André Gaudreault), la Cinémathèque québécoise et l’INIS (Institut national de l’image et du son); l’équipe québécoise a également comme partenaires la Faculté des arts et des sciences de l’Université de Montréal, l’Observatoire du cinéma au Québec et le Canal Savoir.