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Colloque doctoral : Cinéma et machines

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TECHNÈS lance un appel à contributions pour le colloque doctoral Cinéma et machines, qui aura lieu à l'Université de Rennes 2, les 9 et 10 octobre 2017. Co-dirigé par Maria Tortajada, Laurent Le Forestier, André Gaudreault et Gilles Mouëllic, ce colloque s'adresse aux doctorant-­e-­s de l’Université de Lausanne (Section d’histoire et esthétique du cinéma), de l’Université de Zurich (Seminar für Filmwissenschaft), de l’Université de Montréal (Section cinéma et jeu vidéo du Département d’histoire de l’art et d’études cinématographiques) et de l’Université Rennes 2 (Département Arts du spectacle – filière cinéma).

Ce colloque se propose d’approfondir les axes de recherche suivants :

-­ le rapport de l’historiographie aux machines de cinéma, au cinéma comme machine, mais aussi au cinéma en tant qu’invention à l’ère du machinisme (donc en le confrontant à d’autres machines, potentiellement même hors des médias). Par conséquent il peut s’agir de s’intéresser à des histoires techniques du cinéma 

-­ l’histoire des discours critiques et/ou théoriques tendant soit à mettre en avant la nature machinique du cinéma soit à l’occulter, afin notamment de prendre position dans les débats entourant la reconnaissance du cinéma comme art (Bazin, Epstein, Benjamin, etc.). Mais aussi l’histoire de la machine cinéma en tant que modèle, voire métaphore, pour penser des problèmes, des situations, des enjeux extra-­‐cinématographiques (par exemple Bergson).

-­ l’histoire des machines qui ont fait et font encore le cinéma, et des usages qu’elles ont suscités. Même s’il ne s’agit bien sûr pas de mettre de côté certains appareils, ce colloque souhaiterait encourager particulièrement l’étude de machines et d’appareils de cinéma que l’historiographie a parfois délaissée : tables de montages, tables de mixage, colleuses, systèmes d’enregistrement du son, tireuses, projecteurs, etc.

-­ l’histoire de la représentation des machines au cinéma : on pourra par exemple se demander quel rôle le cinéma a joué vis-­‐à-­‐vis du machinisme en tant qu’idéologie, en partant du fait que le cinéma est apparu et s’est développé sur une période (fin XIXe et XXe siècles) où le rapport à la technique a suscité de forts antagonismes. On sera donc attentif aux films « technophiles » autant qu’aux œuvres « technocritiques », possiblement interrogés aussi bien au sein de vastes corpus (par exemple des genres – notamment la science-­‐fiction) qu’à partir de cas plus isolés (par exemple certains films de Chaplin, René Clair, Tati, Etaix, etc.), et en tenant compte des réactions que leur discours a pu susciter (chez les historiens, critiques, etc.).

 

Date limite pour la soumission des proposition: 15 février 2017.

 

 

 

 

 

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