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Aboubakar Sanago, « Colonialism-Visuality and the Cinema: Revisiting the Bantu Educational Kinema Experiment », dans Empire and Film (London: Palgrave McMillan, 2011), 227‑45.

Tom Gunning, « Kino Vital: Kinematografische Zeit zwischen Planze und Maschine », dans Gehen Blühen Flieschen: Naturvenhaltnisse in der Kunst, par Ines Linder (Nurnberg: Verlag fur modern Kunst, 2014), 186‑201.

François Albera et al., « «Pour une nouvelle histoire du cinématographe» : Cinq questions à André Gaudreault », 1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze. Revue de l’association française de recherche sur l'histoire du cinéma, no 57 (2009): 9‑16, doi:10.4000/1895.4005.

Cinéma et attraction, le dernier ouvrage d’André Gaudreault – dont le nom est lié au mouvement historiographique du « cinéma des premiers temps », né à la fin des années 1970 –, porte un sous-titre programmatique d’importance : Pour une nouvelle histoire du cinématographe. L’auteur ne se livre pas dans ce livre à une étude de cas mais à une réflexion d’ensemble de nature méthodologique et épistémologique sur sa discipline et sur son objet et il formule un certain nombre de propositions qui, en un sens, reconfigure le domaine à partir de ses travaux antérieurs dont ce livre offre en quelque sorte un bilan et des perspectives. Quatre rédacteurs ou collaborateurs de 1895 ont élaboré, par écrit, une série de « questions à A. Gaudreault » regroupées en 5 entrées afin de permettre à l’auteur de revenir sur certains points, répondre à certaines critiques, réserves ou interrogations, engager, en d’autres termes, un débat sur les thèses qu’il avance. Les 5 entrées sont les suivantes : « coupure et paradigme » ; « séries culturelles » ; « Vocabulaire – rapport aux sources » ; « épistémologie » ; « Quelle histoire du cinéma ? bilan et perspective ».

Aboubakar Sanago, « In Focus: Studying African Cinema and Media Today. Introduction », Cinema Journal 54, no 2 (2015): 114‑19.

François Albera et Maria Tortajada, « L’Epistémè «1900» », par André Gaudreault, Catherine Russell et Pierre Véronneau, 1 vol., Cinéma (Lausanne: Payot Lausanne, 2004), ill., couv. ill. 23 cm. Publ. dans la continuité du colloque « Cinéma des premiers temps : technologie et dispositif » tenu à l’occasion du 7e Congrès de DOMITOR (Association internationale pour le développement de la recherche sur le cinéma des premiers temps) et organisé dans le cadre des activités du GRAFICS (Groupe de recherche sur l'avènement et la formation des institutions cinématographique et scénique) de l'Université de Montréal, du 18 au 22 juin 2002 à la Cinémathèque québécoise à Montréal.

François Albera et Maria Tortajada, Cinema beyond Film: Media Epistemology in the Modern Era, Film culture in transition (Amsterdam: Amsterdam Univ. Press, 2010).

François Albera, « Le Paradigme cinématographique », 1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze. Revue de l’association française de recherche sur l'histoire du cinéma, no 66 (2012): 8‑33, doi:10.4000/1895.4455.

Les discours accueillant l’émergence du cinéma dessinent une configuration inédite de savoir. Non que le nouveau medium paraisse aux commentateurs surgir du néant, bien au contraire : ils retracent tous les filiations qui l’amènent au jour, ils s’attachent tous à sa généalogie. Mais ce nouveau média noue de nouvelles articulations entre les différentes régions de la vie sociale, de la connaissance, de l’art et de la communication. Il restructure bel et bien le champ du savoir en condensant un ensemble de paramètres caractéristiques de la modernité (c’est-à-dire de la société industrielle) et en offrant un modèle pour en penser la logique et les effets. En analysant selon un large spectre les « premiers discours » sur le film on fait ici l’hypothèse de l’émergence d’un paradigme cinématographique construit sur l’articulation du machinique (l’appareil) et du psychique (le « cerveau moderne » soumis aux bouleversements de la vie urbaine, industrielle, les reformulations scientifiques de la perception, l’intellection, les affects). Cette approche ne se fonde pas sur l’idée d’un média débiteur de ses prédécesseurs et qui naîtrait « pour de bon » dix ans plus tard, au sein de séries culturelles existantes, dès lors qu’il acquerrait un statut artistique. Le cinématographe s’institue d’emblée. Encore faut-il l’appréhender dans sa dimension de média et non de forme d’art, vision restrictive.

Alain Boillat et Laure Cordonier, « La Traduction audiovisuelle: contraintes (et) pratiques - Entretien avec Isabelle Audinot et Sylvestre Meininger », Décadrages. Cinéma, à travers champs, no 23‑24 (2013): 9‑27, doi:10.4000/decadrages.695.

Afin d’en savoir plus sur les conditions pratiques de la traduction audiovisuelle, nous avons réalisé un entretien avec deux professionnels de ce domaine : Isabelle Audinot, traductrice et adaptatrice de l’audiovisuel free-lance de l’anglais et de l’italien vers le français ainsi que Sylvestre Meininger, qui s’est orienté vers cette profession après un doctorat en études cinématographiques. Ces deux cinéphiles, engagés dans la défense des intérêts de ce métier en tant que membres actifs de l’...

Alain Boillat, « Le Doublage au sens large », Décadrages. Cinéma, à travers champs, no 23‑24 (2013): 52‑79, doi:10.4000/decadrages.701.

« L’Amérique est la version originale de la modernité, nous sommes la version doublée ou sous-titrée. » Intervenant postérieurement au processus créateur de l’œuvre originale, les opérations liées au doublage – qu’il s’agisse de la traduction proprement dite ou de la performance des comédiens en auditorium – se soustraient nécessairement à la perspective esthétique qui prédomine dans la critique cinématographique, où le statut d’auteur est presque exclusivement attribué, du moins depuis la f...

Alain Boillat, « L’Inquiétante étrangeté du «found footage» horrifique: une approche théorique du programme « P.O.V » de l’édition 2012 du NIFFF », Décadrages. Cinéma, à travers champs, no 21‑22 (2012): 146‑65, doi:10.4000/decadrages.687.

Le dernier film d’Ursula Meier a été largement couvert par la critique francophone à sa sortie, tant suisse que française. Cet article passe en revue quelques motifs de la critique, comme le lien fréquemment relevé avec l’œuvre des frères Dardenne ou encore la forme du conte (dit social) que semble avoir voulu privilégier la réalisatrice pour ce film. Suit un entretien avec Antoine Jaccoud, co-scénariste du film, qui revient sur la genèse du scénario, ses questionnements et plus largement sur sa méthode de travail avec la cinéaste franco-suisse, tant avant que pendant le tournage.

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